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Urgences vétérinaires
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La cavité thoracique abrite des organes absolument vitaux : poumons, cœur, gros vaisseaux, diaphragme. Lorsqu’une maladie grave touche cette zone (tumeur, épanchement, malformation, traumatisme…), une chirurgie thoracique peut être nécessaire pour donner une chance supplémentaire à votre chien ou votre chat.
Ces interventions sont lourdes et très spécialisées : elles nécessitent un bloc opératoire équipé pour la chirurgie thoracique, une anesthésie avancée avec ventilation assistée, un service de soins intensifs et des chirurgiens habitués à ce type de cas. Elles ne sont donc pas réalisées dans toutes les structures vétérinaires.
Au CHV Massilia, à Marseille, la chirurgie thoracique est proposée pour certains cas sélectionnés : tumeurs pulmonaires, masses thoraciques, épanchements récidivants, hernie diaphragmatique après accident, malformations congénitales comme le canal artériel persistant (PDA).
Sur cette page, nous vous expliquons :
Pour accéder aux organes contenus dans la cage thoracique, deux grandes approches chirurgicales peuvent être utilisées :
La thoracotomie offre une vision large et un accès très direct, ce qui reste parfois indispensable pour certaines tumeurs volumineuses, hernies complexes ou urgences. La thoracoscopie, quand elle peut être utilisée, permet :
Le choix de la technique dépend :
Au CHV, cette décision est discutée avec le propriétaire après le bilan d’imagerie (radio, scanner) et l’examen clinique.
La chirurgie thoracique est réservée aux cas graves ou complexes, lorsque les traitements médicaux seuls sont insuffisants. Elle est envisagée pour :
Ces interventions exigent :
Le CHV Massilia joue un rôle de centre de recours : de nombreux animaux sont adressés par leur vétérinaire traitant pour bénéficier de ce plateau technique spécialisé et de cette expertise.
Les tumeurs pulmonaires et certaines masses thoraciques font partie des principales indications de chirurgie thoracique. Elles peuvent être :
Les signes possibles chez le chien ou le chat :
Lorsque l’imagerie montre une masse pulmonaire isolée, une lobectomie pulmonaire (retrait du lobe atteint) peut être discutée. La décision dépend :
L’objectif est de contrôler la lésion localement, d’améliorer les symptômes respiratoires et, selon le type de tumeur, de prolonger l’espérance de vie dans de bonnes conditions.
Un épanchement thoracique correspond à la présence anormale de liquide dans le thorax, autour des poumons ou du cœur. Selon la nature du liquide, on parle par exemple de :
Ces situations se traduisent souvent par :
La première étape consiste à stabiliser l’animal : ponction ou drainage thoracique, oxygénothérapie, antibiotiques ou traitements adaptés.
Lorsque l’épanchement est chronique ou récidivant, ou qu’une cause est identifiée (tumeur, malformation, rupture de conduit thoracique…), une prise en charge chirurgicale peut être proposée, par exemple :
La hernie diaphragmatique est une urgence fréquente en chirurgie thoracique. Elle survient généralement après un traumatisme (accident de la route, chute violente…) : le diaphragme se rompt, et des organes abdominaux (foie, intestins, estomac…) remontent dans le thorax.
Conséquences possibles :
Après une première phase de stabilisation (oxygène, perfusion, gestion de la douleur, traitement des traumatismes associés), une chirurgie de réparation du diaphragme est généralement indispensable.
D’autres urgences thoraciques peuvent nécessiter une intervention :
Dans toutes ces situations, le temps et la coordination des soins intensifs + chirurgie sont des éléments clés du pronostic.
Le canal artériel persistant (PDA) est une malformation congénitale chez le jeune chien ou chat. Normalement, ce canal (qui relie deux gros vaisseaux chez le fœtus) se ferme après la naissance. Lorsqu’il reste ouvert, le cœur travaille en sur-régime.
Les signes possibles :
La correction chirurgicale précoce du PDA permet souvent :
Cette chirurgie se fait en étroite collaboration avec le service de cardiologie (échocardiographie, bilan pré-opératoire, suivi). Le geste consiste le plus souvent à ligaturer ou sectionner ce canal anormal sous contrôle direct, via une ouverture thoracique.
La lobectomie pulmonaire consiste à retirer un lobe pulmonaire atteint par une tumeur, un abcès ou une infection sévère qui ne répond pas aux traitements médicaux.
Avant l’intervention, un scanner thoracique est souvent réalisé pour :
Pendant l’opération :
Il s’agit d’une chirurgie lourde, réservée à des cas sélectionnés, mais qui peut permettre un contrôle local de la maladie, une amélioration de la respiration et, selon la tumeur, une amélioration de l’espérance de vie.
Le péricarde est l’enveloppe qui entoure le cœur. Lorsqu’il se remplit de liquide (épanchement péricardique), le cœur peut se retrouver compressé : c’est la tamponnade cardiaque, une urgence vitale.
La première étape est une ponction péricardique pour soulager rapidement la compression. Mais si l’épanchement récidive ou s’il est lié à certaines lésions, une péricardectomie peut être indiquée.
La péricardectomie consiste à :
Cette intervention se fait en collaboration étroite avec le cardiologue, qui :
L’objectif est de diminuer le risque de nouvelles tamponnades et d’améliorer le confort respiratoire et l’état général de l’animal.
Dans le cas d’un canal artériel persistant, la chirurgie thoracique vise à interrompre cette communication anormale entre les gros vaisseaux.
Selon la taille et la localisation du canal, l’équipe chirurgicale peut :
D’autres malformations vasculaires ou cardiothoraciques peuvent parfois faire l’objet d’une correction chirurgicale, en fonction de l’évaluation cardiologique et de l’expertise disponible.
Plus la prise en charge est précoce, plus les chances d’améliorer l’espérance de vie et de limiter l’évolution vers l’insuffisance cardiaque sont importantes. Un suivi cardiologique reste généralement nécessaire après la chirurgie.
La réparation d’une hernie diaphragmatique est un exemple classique de chirurgie thoraco-abdominale d’urgence.
L’intervention comprend plusieurs étapes :
Avant la chirurgie, une phase de stabilisation est souvent nécessaire : oxygène, perfusions, traitement de la douleur, parfois drainage thoracique.
Il s’agit d’une chirurgie importante, mais dans de nombreux cas, lorsqu’elle est réalisée dans de bonnes conditions et que les lésions associées sont limitées, elle permet à l’animal de retrouver une respiration plus confortable et une anatomie thoraco-abdominale normale. La surveillance en soins intensifs après l’intervention est essentielle pour gérer la transition.
Avant toute chirurgie thoracique, un bilan pré-opératoire complet est indispensable. Il comprend généralement :
une imagerie thoracique :
un bilan cardio-respiratoire :
Ce bilan permet de :
Le lien avec le vétérinaire référent est maintenu afin de partager les informations essentielles et de construire un plan cohérent.
La chirurgie thoracique nécessite une anesthésie générale avancée. Lorsque le thorax est ouvert, les poumons ne peuvent plus se gonfler normalement : il faut donc une ventilation assistée via un respirateur.
Au CHV Massilia :
Le monitoring per-opératoire inclut en général :
L’objectif est d’anticiper au maximum les variations, de réagir rapidement en cas de problème et de sécuriser au mieux l’intervention du début à la fin.
Après une chirurgie thoracique, la phase post-opératoire immédiate est particulièrement sensible. C’est pourquoi les animaux sont hospitalisés en soins intensifs.
La surveillance comprend :
Selon les besoins, l’animal peut bénéficier de :
Le propriétaire reçoit des informations régulières sur l’évolution de son animal, les étapes franchies (retrait des drains, diminution de l’oxygène, reprise de l’alimentation…) et les prochaines échéances.
La durée d’hospitalisation après une chirurgie thoracique dépend de :
En pratique, il faut souvent prévoir :
Des contrôles post-opératoires sont planifiés :
L’équipe explique en amont les grandes étapes pour que le propriétaire sache à quoi s’attendre.
La douleur thoracique peut être importante si elle n’est pas prise en charge. C’est pourquoi elle fait l’objet d’une attention particulière :
Le confort respiratoire est également surveillé de près :
De retour à la maison, le propriétaire reçoit une liste claire de signes d’alerte à surveiller :
En cas de doute, il est toujours conseillé de recontacter rapidement le CHV.
Le pronostic après une chirurgie thoracique varie beaucoup selon la cause initiale et l’état général de l’animal :
Dans tous les cas, le CHV prend le temps de présenter honnêtement les chances de succès, les incertitudes éventuelles et les options alternatives pour que la décision soit vraiment partagée avec la famille.
Oui, il est possible d’opérer un lobe pulmonaire chez le chien (ou le chat) dans un centre spécialisé, via une lobectomie pulmonaire. Cette chirurgie est proposée uniquement après un bilan complet, lorsqu’une masse est jugée opérable et que l’état général de l’animal le permet.
Comme toute chirurgie lourde, elle comporte des risques :
L’intérêt de la chirurgie doit toujours être mis en regard de ces risques : l’équipe vous explique ce qu’on peut raisonnablement espérer (contrôle de la tumeur, amélioration des symptômes) et les alternatives éventuelles.
Toutes les masses thoraciques chez le chat ne sont pas automatiquement opérées. Avant de décider :
Dans certains cas, la chirurgie offre une véritable chance de contrôle ou de soulagement. Dans d’autres, le geste serait trop risqué ou peu bénéfique, et il est plus raisonnable d’envisager des soins médicaux ou palliatifs.
La décision se prend toujours au cas par cas, après une discussion détaillée avec le propriétaire sur bénéfices, risques et alternatives.
La hernie diaphragmatique est une urgence potentiellement vitale. Tant que les organes abdominaux sont dans le thorax, la respiration est compromise, et d’autres lésions associées (contusions pulmonaires, hémorragies internes…) peuvent menacer la vie de l’animal.
En pratique :
Plus la prise en charge est rapide et complète, meilleures sont les chances de s’en sortir. Le pronostic dépend :
L’équipe du CHV vous accompagne à chaque étape pour expliquer les risques, les objectifs de la chirurgie et l’évolution attendue après l’intervention.